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RDC : des ONG dénoncent des pressions sur les familles de défenseurs des droits humains portés disparus

By on juin 15, 2026 0 12 Views

Kinshasa — Le Centre International des Formations en Droits Humains et Développement (CIFDH/D – ONGD/H) ainsi que la lutte pour le Changement (Lucha) affirment que les proches de plusieurs défenseurs des droits humains portés disparus à Kinshasa font l’objet de pressions et d’intimidations de la part des autorités, dans un contexte de vives préoccupations sur la situation des libertés publiques en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué, l’organisation cite notamment les cas de Arsène Ntenda, Marcel Kabundi, Paul Muila, Pamela Mutombo et Gertrude Ngalula, dont les proches sont toujours sans nouvelles. Selon le CIFDH/D – ONGD/H et d’autres mouvements citoyens, ces militants ont disparu au cours des derniers mois dans un climat marqué, selon eux, par un durcissement des mesures visant certains acteurs de la société civile.

Ces ONG indiquent que plusieurs membres des familles auraient été convoqués à différentes reprises par les services compétents et soumis à des interrogatoires portant sur la localisation présumée des personnes disparues.

« Les proches sont traités comme s’ils détenaient des informations qu’ils refuseraient de communiquer », a déclaré un responsable du CIFDH/D – ONGD/H, estimant que ces pratiques renforcent les inquiétudes concernant la sécurité des familles et le sort des défenseurs des droits humains disparus.

Pour plusieurs observateurs indépendants des droits humains, les pressions exercées sur les proches des militants risquent d’accentuer le climat de crainte au sein de la société civile.

Le CIFDH/D – ONGD/H ainsi que la Lucha et d’autres mouvements citoyens appellent les autorités congolaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement visant les proches des personnes disparues et demande que des informations soient fournies sur le sort de défenseurs des droits humains toujours portés disparus.

À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas publiquement réagi aux accusations formulées par les ONG.

Par Raisa Nzeba

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